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Échange 19 : Ethnopoly inversé : accueil des nouveaux arrivés (migrants)

Participantes et participants 

  • Stephan BRUN
  • Virginie ESTOER
  • Gabin DIPANGA
  • Beata GODENZI
  • Elisabeth VIGON
  • Pauline
  • Mylène
  • Isabelle
  • Adriana
  • Paola

Initiateurs-trices : Gabin, Mylène, Beata et Florence 

Discussion  

Explication d’Ethnopoly inversé : 

« Inversé » car ce ne sont pas les enfants résidant à Genève qui vont découvrir les cultures du monde en visitant les hôtes, mais ce sont les nouveaux arrivés/ants qui peuvent entrer en contact simplement avec les personnes résidant dans leur environnement de vie (quartier où se trouve par exemple un foyer de premier accueil).  Inversé aussi car il ne s’agit pas uniquement de la relation enfants adultes, les familles, adultes seuls ou enfants pouvant être impliqués dans cet Ethnopoly inversé. 

La spécificité d’Ethnopoly dans le vaste dispositif d’intégration est la suivante : 

Un contact simple valorisant la relation interpersonnelle spontanée où l’émotion à sa place, et qui idéalement peut aller jusqu’à une invitation dans son foyer et intègre une dimension de « jeu » ( par opposition à une démarche plus intellectuelle, abstraite). 

Le type de contact espéré avec une approche type Ethnopoly est de deux sortes :
1) moments ponctuels comme (ex. repas partagé, sortie, appui pour une activité X
2) une démarche plus soutenue qui engage une relation suivie type « parrainage » (ex. accompagnement pour un permis de conduire, relation personnelle plus large…)

Pour arriver à créer les conditions d’un premier contact, une opportunité doit être créée. Plusieurs propositions ont été identifiées :
1) Redéfinir les modalités de l’accueil communal aux nouveaux habitants (inclure les demandeurs d’asile habitant dans le quartier dans la liste des invités ad personam). Intégrer dans ce moment-là les dimensions associées à Ethnopoly, comme par ex la dimension émotionnelle et ludique.
2) Organiser un moment fort collectif autour d’un langage universel et facile d’accès : la danse, la musique, le sport et l’art (destinés à tous, mais certainement plus accessibles aux nouveaux arrivants que l’exemple 3)
3) Organiser un évènement plus conséquent de type rallye chasse au trésor dont l’objectif est de résoudre une énigme liée au quartier (histoire, spécificités, anecdote.) mais celle-ci ne peut être résolue qu’avec l’aide des résidents (destiné à tous, mais possiblement plus accessible aux migrants arrivés depuis quelque temps). 

Sur cette base, les relations interpersonnelles peuvent trouver un terreau pour se développer. 

En revanche, il sera nécessaire pour cette deuxième étape, qu’un soutien de type organisationnel soit assuré par les institutions (communes, maison de quartier, hospice, association établie…) afin que les résidents prompts à ouvrir leur porte et leur cœur ne soient pas démobilisés par l’obstacle organisationnel (temps chargé) et puissent s’autoriser d’investir uniquement dans le lien personnel.  

Le point crucial de la réussite de ce futur Ethnopoly inversé réside dans la capacité d’avoir des personnes qui assurent l’interface entre les différents « mondes ». Ils sont les mobilisateurs indispensables pour permettre à la mayonnaise de prendre. En quelque sorte, le fil rouge ténu mais vital (ex. le civiliste de la maison de quartier qui vient personnellement au foyer de jeunes adultes demandeurs d’asile pour les emmener réaliser une activité sport à la maison de quartier).